Mardi 27 octobre : duo Pascal Battus / Christophe Cardoën, Thierry Monnier en première partie

Bonjour !

Cela faisait longtemps que nous espérions pouvoir les programmer dans notre cave, nous sommes donc enchantés d'accueillir enfin le duo Pascal Battus / Christophe Cardoën.

Le premier (Pascal Battus) joue des pick-ups de guitare (les micros qui sont sous les cordes), qu'il manipule avec des objets divers. Le second (Christophe Cardoën) installe son dispositif lumineux avec lequel il distille la lumière.

Le travail de ce duo est vraiment magnifique aussi, nous vous recommandons vivement de venir entendre et voir par vous-mêmes mardi 27 octobre à 20h30.


En première partie, Thierry Monnier viendra faire crisser sa guitare, tout en feedback et en sons continus.

Duo Battus-Cardoën

Pascal Battus microphones de guitare / Christophe Cardoën lumière.

"Entre torpeur et torpille, une excroissance urbaine montée en une nuit, pas vraiment high-tech mais qui vibre d'être le dernier-né des centres urbains... centre ou plutôt non-lieu d'où s'échappent nos fusées refusées.

Ces deux-là ne savent plus comment leurs chemins se sont croisés, mais la rencontre est évidente. L'un a désossé sa guitare électrique et l'autre les lampes qui se trouvaient là... Une démarche expérimentale où la lumière se fait imperceptible lueur ou foudre rythmique, rémanence ou fusée éclairante, où le champ magnétique des micros découpe un espace accidenté captant l'afflux de sang dans un oeil ou bien le flux électrique des machines et des câbles électriques... Ça pourrait être quelque chose comme le mythe de la caverne revisité par des homo-sapiens découvrant l'électricité. D'autres parlent aussi de poésie... Mystère."

Du 19 au 22/10 : trois soirées à ne pas manquer

La semaine prochaine sera chargée, avec trois soirées dans la cave de Grand-Guignol. Chaque soirée débute à 20h30.

=> Lundi 19 octobre, soirée rock noise avec Sister Iodine et I’m a grizzly en première partie.

=> Mardi 20 octobre, soirée improvisation libre, avec le duo suisse Diatribes qui invite Emmanuel Scarpa et Pierre-Antoine Badaroux. 1ère partie : Klimparag.

=> Jeudi 22 octobre, soirée électronoise avec Robert Piotrowicz.

Lundi 19 octobre : nous avons l’honneur d’accueillir Sister Iodine, groupe rock noise mythique. Si vous ne les connaissez pas, allez de ce pas écouter les quatre morceaux en ligne sur leur page Myspace : http://www.myspace.com/sisteriodine

En première partie, I’m a grizzly, moitié du groupe Motherfucking. http://www.myspace.com/imagrizzlygrizzly

Cette soirée sera donc bien bruyante ! Mais aussi galvanisante, euphorisante, passionnante…

Mardi 20 octobre : nous sommes heureux de recevoir pour la première fois le duo Diatribes, qui nous a tout l’air d’insuffler à l’improvisation libre un souffle de fraîcheur rassérénant ! En première partie, les superbes Klimparag.

« diatribes (Cyril Bondi, batterie et d'incise, laptop/objets), ensemble farouchement libertaire, voit le jour dans les sous-sols genevois en hiver 2004. Dans un jeu sans restriction, sons, rythmes, (mélodies) et bruits se côtoient sporadiquement, s'imbriquant jusqu'à se faire oublier. Free jazz, acoustique, électronique, la formation se veut capable d'explorer l'infime comme l'intense, en s'appropriant les langages de la musique improvisée et expérimentale de notre époque.

Initialement un trio, diatribes est devenu un duo étendu et polymorphe, fidèlement incomplet et assoiffé de rencontres, étirant son spectre en intégrant des musiciens invités à chaque concert. En l'occurrence, Pierre-Antoine Badaroux (sax) et Emmanuel Scarpa (batterie).

http://www.dincise.net/diatribes/

http://www.dincise.net/documents/diatribes_studio_1.jpg »

« Klimparag – collision qui devait arriver entre Klimperei et Pan Parag. Plus généralement duo, Evariste Champion, clarinettiste bruitiste nous rejoint parfois et vient mêler ses stridulations à notre mix guitare/guembri/sampling. Volontairement tribal, improvisé, résolument bordélique, parfois juste un léger souffle… »

Jeudi 22 octobre : nous sommes enchantés d’accueillir Robert Piotrowicz, pour la première fois chez nous (et à Lyon). Nous reprenons les mots de la Cave 12, qui nous semblent parfaits pour présenter ce grand musicien :

« Robert Piotrowicz est l’un des plus prolifiques et importants/talentueux artistes de la scène expérimentale et improvisée polonaise. Performer solo accompli, Piotrowicz a développé un son propre à lui, fait d’intenses dynamiques capturées dans une forme dramatique et hautement nuancée. Son massif, larges espaces sonores, drone puissant, entre minimalisme pur et indistruel-ambient, dissonance/collision noise et structuration/sensibilité electro-acoustique, la musique distillée par Robert Piotrowicz est captivante et peut, par moment, devenir impressionant de puissance.
Une orfèvrerie du traitement et des effets “vieilles technologies” pour des changements de tons d’une riche finesse, englobé ici de power-noise-harsh, ici d’une austérité clinique ultra-minimaliste, mais toujours avec ses dynamiques en permanentes mutations et retenant constament l’attention des tympans
Une excellente oreille en action, figure hyperactive de la scène polonaise avec notamment son important et hautement reconnu label de pointe Musica Genera, qqpart entre les finesses de Francisco Lopez et/ou Bernhard Günter, et les terrifiants et vrillants assauts sonores de Merzbow et/ou Masonna.
Régulièrement et hautement encensé par les critiques spécialisées autour du globe pour sa force subtile et sa grande attention au son, Robert Piotrowicz joue également très régulièrement avec des personnalités telles que: Burkhard Stangl, Zbigniew Karkowski, Jerome Noetinger, Xavier Charles, Lasse Marhaug, John Hegre, Valerio Tricoli, John Butcher, Tony Buck, Oren Ambarchi, Kevin Drumm, Kasper T. Toeplitz, Lionel Marchetti, etc…
Plus d’infos : http://www.myspace.com/robertpiotrowicz »

Jeudi 1er octobre : trio Garcin / Fichaux / Viltard + B. Cancoin


Nous avons le plaisir d’accueillir le trio Lionel Garcin / Charles Fichaux / Guillaume Viltard, pour un concert d’improvisation libre.

A cette occasion, les musiciens ont invité Benoît Cancoin (contrebassiste). Il y aura donc plusieurs formes (dont un duo de contrebasse ?).

C’est jeudi 1er octobre à 20h30. 5€.

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‘Unturned Stone’

Après six mois passés chacun de son côté, remettre la musique sur le tapis : une Utopie encore, celle d’une musique libre, tapie sous les pierres… leave no stone unturned… C’est une expression pour dire explorer toutes les possibilités ; qu’il s’agisse d’une enquête ou d’une quête cela importe peu.

Lionel Garcin / Charles Fichaux / Guillaume Viltard

saxophones / percussions / contrebasse

De Lionel Garcin on sait peu de choses… il joue du, ou plutôt des, saxophones… ça c’est sûr… enfin pour l’instant…on l’a vu jouer aux côtés de Barre Phillips, Emilie Lesbros ou Alain Joule… on l’a entendu en compagnie de Sébastien Coste souffler au fond d’une forêt… on devine qu’il y joue aussi parfois de la tronçonneuse quoiqu’il déteste couper les arbres, et qu’il en sort régulièrement pour aller chercher ses enfants à l’école… Ah oui… j’oubliais… il a aussi enregistré un bel album en solitaire…

Pendant ces études aux Beaux-arts de Marseille Charles Fichaux participe à l'atelier d'improvisation dirigé par Lucien Bertolina et travaille en résidence avec le violoniste John Rose. Quelques années plus tard, il rencontre Barre Phillips et intègre le quartet Blue Beef avec Emilie Lesbros (voix) et Lionel Garcin (sax). Tailleur de pierre et sculpteur sonore, Charles Fichaux associe à la batterie des objets fabriqués ou récupérés. L'instrument devient une installation et le concert, une performance.

Contrebassiste né dans la tête d’un enfant têtu, sujet aux crises de paludisme et vite contaminé par le virus de l’improvisation, Guillaume Viltard a grandi bien avant tout cela, quelque part dans la brousse ivoirienne. Ses frères n’ont jamais su apprécier Cecil Taylor au petit déjeuner. Il a beaucoup travaillé puis beaucoup oublié. Et le plus simple, s’il faut parler de sa musique, c’est encore de parler d’autre chose : « Ne pas vouloir dire, ne pas savoir ce qu’ont veut dire, ne pas vouloir ce qu’on croit qu’on veut dire, et toujours dire ou presque, voilà ce qu’il importe de ne pas perdre de vue » (Beckett).Il croit aussi qu’un contrebassiste oublie trop souvent de remercier son luthier.

Quelque chose à écouter en attendant l’album du trio…

l'instar intime saxophones solo, 2007, label émouvance

running away contrebasse solo, 2009, label un rêve nu (disponible sur http://unrevenu.free.fr/urn001.fr.shtml)

Quelques sites

http://utofmu.free.fr

http://pagesperso-orange.fr/emouvance2/fr/catalogue/emv1026.html

http://www.charlesfichaux.com

Lundi 21 septembre : trio Doneda / Kocher / Wolfarth

Nous avons le plaisir d’accueillir le trio Doneda / Kocher / Wolfarth, lundi 21 septembre à 20h30.

DONEDA / KOCHER / WOLFARTH (CH/F)

Michel Doneda saxophone soprano

Jonas Kocher accordéon, préparations

Christian Wolfarth percussions

Un trio sans contraintes dont le dénominateur commun des trois protagonistes est le jeu avec la matière sonore et ses déclinaisons multiples entre souffle, bruit blanc, sons continus et textures quasi électroniques pour un concert sur le fil du rasoir, entre hasard et contrôle, intensité et silence.

Jeudi 17 septembre : Tony Di Napoli en solo


Tony di Napoli est un artiste belge qui joue des lithophones.
Nous l'avions accueilli en décembre dernier pour un duo avec Lê Quan Ninh, cette année il nous revient pour un solo. Nous sommes donc extrêmement excités de débuter cette rentrée par ce concert !
Rendez-vous jeudi 17 septembre à 20h30.

Si vous étiez là pour le duo, vous savez à quel point les pierres qu'utilise Tony sonnent de façon magique. Si vous aviez raté ce concert, croyez-nous, ça vaut vraiment le coup de venir s'immerger dans les harmoniques démentielles que Tony di Napoli tire de son instrument.

Biographie (tirée de panoptic.be)

"Sculpteur et musicien, Tony Di Napoli a débuté ses études de sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Liège. Très vite, il est attiré par la pierre qui devient un de ses matériaux de prédilection. Après ses études, il complète de 1992 à 1994, sa formation chez des artisans tailleurs de pierre en Belgique et à l’étranger, à Patan au Népal, à Pietrassanta en Italie.

Ses autres matériaux de prédilection sont les végétaux. Il développe un travail par « opposition – complémentarité » avec la matière – pierre, d’une part, élément durable et le végétal d’autre part, élément éphémère. Dans sa recherche sur les végétaux, il s’intéresse principalement au processus de création, au temps, à la durée. Les assemblages minutieux des différents éléments : graines, feuilles d’arbres, plantes induisent un long travail de patience, des gestes répétitifs : assemblages de petits éléments pour des réalisations d’œuvres monumentales et éphémères se transformant à la fin des expositions.

En 1994, il conçoit et réalise ses premiers instruments de musique en pierre, tout d’abord, des gongs suspendus de formes variées : carrées, ovales, pierres gravées ; ensuite, des pierres rondes et des lames oblongues posées sur des caisses de résonance. Ses recherches sur la conception et la réalisation des lithophones vont être riches en surprises. En Même temps que la création des lithophones, il répertorie les instruments de musique en pierre du monde entier. En 2002, il donne une conférence avec aperçu historique et géographique à l’Académie Internationale d’Eté de Wallonie dans le cadre de l’atelier-pierre de Florence Fréson
Tony Di Napoli a beaucoup étudié la « musique sur pierre ». Il s’est notamment rendu au Viêt-Nam durant 7 mois et a étudié, répertorié les différentes pierres sonores vietnamiennes, anciennes et contemporaines. Il est également formé à Ho Chi Minh Ville par le musicien The Viên à l’art d’accorder les pierres sonores.

L’accordage des pierres va lui permettre de nouvelles explorations sonores. Il prend conscience d’un nouveau matériau à travailler : le contenant de la musique - l’air. Les sons des pierres, les battements produits par les accords en neuvième de ton mettent en mouvement l’air contenu dans la salle de concert qui devient partie de l’instrument : une grande caisse de résonance. La musique est alors non seulement perçue avec les oreilles mais également avec le corps.

En 2003 donne un concert à Hanoi au Viêt-Nam : « parcours 3 » qui est la première manifestation de : « Un rêve de pierre - compositions pour différentes pierres sonores » Concert donné à L’Espace, Centre Culturel de L’Alliance française de Hanoi avec le groupe de percussion traditionnel vietnamien Phu Dong II et le compositeur Vu Nhat Tan. «Un Rêve de pierre » est le projet de réunir les différents sculpteurs et musiciens de la pierre à travers le monde. Fin 2004, il débute une collaboration avec l’artiste sculpteur et historienne de l’art, Florence Fréson pour la continuité de ce projet.

Tony Di Napoli est très prolifique, il a travaillé à plusieurs reprises sur des pièces de théâtre pour lesquelles il composait et interprétait la musique. Il a également créé la musique pour un DVD de présentation d’un travail photographique. Il travaille actuellement à la création de musique pour une série de contes indigènes du Brésil adaptés et récités par Angélique Demoitié. Il collabore également depuis janvier 2005 avec la compositrice et interprète Paula Defresne, sur des compositions de celle-ci pour clarinettes et pierres sonores."