
Jeudi 13 novembre : performance de Yôko Higashi, Lionel Marchetti et Romain Slocombe


Bonjour !
Toujours dans le cadre de la résidence organisée par le Crefad-Lyon, nous accueillons à nouveau Romain Slocombe, cette fois-ci pour une performance autour du sadomasochisme. Il sera accompagné de Yôko Higashi et de Lionel Marchetti.
Le spectacle aura lieu jeudi 13 novembre à 20h30.
Merci à L'autre côté du pont et à Grnd Zero pour leur soutien logistique sur cette soirée (et les autres, passées et à venir).
Pour être tout à fait sincère, je n'ai qu'une vague idée de ce qu'ils vont faire (d'ailleurs, je pense qu'eux non plus ne savent pas vraiment ce qu'il se passera). Sachez néanmoins qu'il y aura un magnétophone à bande Revox - dont Lionel Marchetti se sert comme d'un véritable instrument, de manière spectaculaire -, un dispositif électronique et sans doute de la voix, ainsi qu'un diaporama d'images de Slocombe. Attendons-nous donc à un concert de musique improvisée, marquée par les atmosphères oniriques et étranges de Yôko Higashi, les manipulations virtuoses de la bande magnétique et du Revox par Lionel Marchetti, le tout accompagné de photographies et d'illustrations dans la veine de l'art médical.
Nous avions convenu avec le café-lecture Les Voraces de trois rendez-vous avec Romain Slocombe. Finalement, le troisième événement auquel nous avions pensé n'aura pas lieu chez nous, mais directement aux Voraces (2 rue Camille Jordan, Lyon 1er), pour des questions de calendrier. En effet, cette rencontre se déroulera le mercredi 19 novembre. Or, le jeudi 20 novembre nous fêtons le cinquième anniversaire de la librairie et organisons une soirée avec plusieurs spectacles, ce qui ne nous laissera pas le temps de nous impliquer la veille sur autre chose.Cela dit, nous vous invitons chaudement à vous rendre mercredi 19 novembre à 20 heures au café-lecture Les Voraces (entrée libre), où monsieur Slocombe recevra Jean Streff, cinéaste et écrivain, auteur notamment du Traité du fétichisme à l'usage des jeunes générations et du Masochisme au cinéma, deux ouvrages de référence. Voilà donc une rencontre qui s'annonce passionnante ! N'hésitez pas à vous y rendre et à profiter de l'existence des Voraces tant que le café-lecture reste ouvert. Car malheureusement, la fermeture de ce lieu capital pour tout amateur de littérature est prévue pour février / mars 2009. Il est donc plus que temps de jouir à fond de son existence !
Leur site :
http://www.cafe-lecture-lyon.org/
Romain Slocombe & le medical art : « au sein de l'imaginaire hospitalier, le photographe-médecin s'attache à longer - sans jamais la franchir - la frontière entre regard clinique et regard sexué, entre chair meurtrie et chair désirante. Ses patientes semblent sortir des urgences, le cou sanglé dans une minerve ou le bras en écharpe. Qu'elles soient plâtrées sur un lit d'hôpital ou en équilibre sur des béquilles, ces jolies jeunes femmes apparaissent comme des vierges choquées, vulnérables, mais secrètement disponibles. L'artiste développe une esthétique du séisme et de l'accident dont J.G. Ballard s'est fait l'écrivain culte. »
Sources des images :
Calinore
Romain Slocombe
Mego
Martin Holtkamp (sur Entracte.co.uk)
Mardi 7 octobre : Robert Curgenven en concert
c’est avec un grand plaisir que nous accueillons, mardi 7 octobre, Robert Curgenven, un artiste sonore australien, pour un concert de musique expérimentale.
Cela débutera à 20h30.
Robert Curgenven utilisera deux sources sonores pour ce concert - un ventilateur, ainsi qu’un sillon fermé (ou lock groove), rappelant en cela les expériences de Pierre Schaeffer. « Schaeffer découvre l'intérêt musical de la répétition, grâce au son généré par la rayure accidentelle d'un disque tournant à 78tours/minute emprisonnant une seconde de son. Après plusieurs répétitions, l'auditeur oublie la cause qui a engendré le son et écoute cet "objet sonore" pour lui-même. Ainsi décontextualisé, l'objet est réutilisable dans des situations différentes. » (source ici)
Vous pouvez écouter en ligne certains des très beaux travaux sonores de Rob Curgenven ici :
http://www.myspace.com/recordedfieldslabel
et là :
http://www.gruenrekorder.de/?page_id=196
« « De superbes distillations de mixages sonores hypersensibles qui suggèrent des espaces ouverts jusqu'alors peu explorés ».
Travaillant avec les harmoniques, les textures et les résonances, l'espace, le lieu et le temps, le travail sonore de Robert Curgenven explore tous les champs de la perception.
Robert Curgenven a lancé "Sounds Unusual - Northern Territory for New Music" - qui en est à sa deuxième année dans le nord de l'Australie – et "Recorded Fields", un label centré sur l'art sonore, basé également en Australie.
Sa bande-son pour Paul Lezsek "Terrain der Zeit» a été diffusée au Prix de la création vidéo à Clermont-Ferrand, France (2007), au Filmfest de Dresde en Allemagne (2006) et à l'Experyment V Internation Art Meeting Zbaszyn, en Pologne (2005).
Robert se produit et expose fréquemment à travers toute l'Europe, le Japon et l'Australie. »
Mercredi 1er octobre : Guillaume Viltard et Jeff Gburek
Grand-Guignol accueille Guillaume Viltard (contrebasse) et Jeff Gburek (électronique) pour un concert de musique improvisée.
Cela aura lieu mercredi 1er octobre à 20h30.
Nous sommes heureux d’accueillir à nouveau ces deux musiciens que nous apprécions particulièrement, d’autant plus que nous ne les avons jamais vu jouer ensemble. Chacun évolue dans un univers personnel fort, aux couleurs marquées et nous sommes très curieux de voir ce que peut produire cette rencontre.
N’hésitez pas à venir profiter d’un des tout derniers concerts de musique improvisée dans la cave de Grand-Guignol !
« Guillaume Viltard
Maman, regarde, j’ai trouvé un bruit…
Contrebassiste né dans la tête d’un enfant têtu, Guillaume Viltard est tôt contaminé par le virus de l’improvisation. Grand admirateur de Cecil Taylor et de Barre Phillips, il cultive d’abord la contrebasse auprès de jazzmen parisiens et autres maîtres de musique classique, tâte un temps de la chanson et des musiques tziganes, puis rencontre Joëlle Léandre et la réforme du régime des intermittents : ce seront les facteurs déclencheurs d’une orientation plus radicale.
L’improvisation libre, investie du délicat rôle d’antidote contre toute forme d’académisme, lui semble une alternative crédible, en tant qu’art de l’instant, aux dérives mercantiles à l’œuvre ici ou là. Fervent adepte de la rencontre (source de richesse artistique et humaine) il milite activement pour le développement d’une utopique free music.
À son initiative et sous ce titre - Utopic Free Music - des concerts on régulièrement lieux à
En plus de ses collaborations régulières – avec
http://www.myspace.com/treizelunes
Profondément quêteur et âme/esprit totalement libre, Jeff Gburek exploite/explore sans cesse le phénomène du son en tant que particule musicale, axant sa recherche/réflexion/concrétisation sur les bases radicales posées par des maîtres tels que Xenakis, Keith Rowe, Lachenmann (avec qui il a travaillé), Kevin Drumm, entres autres… tissant ainsi une sorte de musique concrète sensiblement fragile, entre plages silencieuses, vie organique et gros fourmillement electroacoustique.
En perpétuel mouvement autant physiquement (grand voyageur) qu’intérieurement/émotionnellement, Jeff Gburek est un inlassable expérimentateur humain (au-delà du musical) d’une grande discrétion, in-épinglable, mais ô combien précieux et respecté.
Jeff Gburek est un guitariste/compositeur de musique électronique/artiste sonore vivant actuellement à Berlin. Guitariste depuis l’âge de 13 ans, avec un instinct explorateur, il a largement étudié la musique gamelan de Java et de Bali. Il emploie également des techniques de guitares préparées et étendues, des traitements de signaux sonores, de applications de diverses sources libres et de la phonographie pour créer une riche musique texturale à l’intérieur de laquelle des pianissimo extrêmes, des manipulations organiques d’objet et du silence contraste avec des enflements énergétiques d’électronique excitée. Il est apparu aux côtés de musiciens tels que Keith Rowe, Tetuzi Akiyama, Michael Vorfeld, Pascal Battus, Tatsuya Annette Krebs, Tom Carter (Charalambides), Mattin, etc… traversant plusieurs tendances de la musique improvisée, électroacoustique et expérimentale. Il dirige son propre label Orphan Sound et a été primé en tant qu’étudiant en composition avec Helmut Lachenmann à Darmstadt en 2006. »
(D’après la Cave 12 : http://www.cave12.org/SW3/081009.html)




